LA FIN DU MONDE NE DATE PAS D’AUJOURD’HUI

La fin du monde ne date pas d’aujourd’hui

Baladez-vous entre films et pop culture dystopiques…

Ca y est ! Alain le Quernec nous a fait une formidable image. Préparez-vous à en prendre plein les mirettes ! Et même à rire ! Ca nous fera du bien dans l’atonie sinistre actuelle…

La longue course vers le « progrès » connaît de graves interrogations. Virus, pollutions, dérèglements du climat, humains robotisés et contrôlés, les angoisses se multiplient et les anciens repères sont bousculés. Cette exposition et ce livre permettent un vrai tour d’horizon des dystopies depuis le XIXe siècle (depuis Le dernier homme de Grainville en 1805), en détaillant les cauchemars apocalyptiques qui ont hanté la littérature et la pop culture (Metropolis ou Blade Runner et les pulp).

Les images précieuses des collections de Nuage Vert (grandes affiches, photos, publications…) accompagnent des contributions inédites par Andrevon, par le spécialiste de la science-fiction Stéphane Manfredo et par Marc Atallah, directeur de la Maison d’Ailleurs à Yverdon en Suisse. Au-delà des excès parfois drôles, voilà une vraie réflexion utile et précieuse sur les options du futur commun des humains et de leur environnement.

Livre et exposition en mars-avril 2021 (préparez-vous, c’est spectaculaire !)

Expo fantôme – Ghost Exhibition / PORCELAINES DE LA MORT par André Chabot

Juste avant le jour des morts le 2 novembre 2020 et alors que le confinement en France ferme les musées, pénétrez comme des fantômes une exposition inédite à Nuage Vert – musée mobile Vallée de la Dordogne. Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=SEBQ4yEtMxw

Elle est consacrée à André Chabot, artiste qui a oeuvré sa vie entière sur les cimetières, ces lieux parlant des morts aux vivants. Les photos de porcelaines vont du Limousin à la Chine sur tous les continents.

 

LES MUSEES SONT-ILS DANGEREUX ?

LES MUSEES SONT-ILS DANGEREUX ?

 
Avec le nouveau confinement, nous assistons aux protestations justifiées des libraires. Le livre papier est en réel danger. Les librairies le sont davantage encore. Les fermer n’a pas de sens quand elles ont appliqué les règles sanitaires. Est-ce dans les librairies que des hordes s’agglutinent ?
 
Eh bien, pour les musées il en est de même. Les « petits musées » n’ont pas vraiment de problème avec ces règles sanitaires (et a fortiori aussi les galeries privées). Les « grands musées » contrôlent les flux et souvent d’ailleurs pratiquent désormais la réservation.
 
De plus, ce qui est devenu des « EXPOSITIONS FANTOMES / GHOST EXHIBITIONS » peut être au contraire l’occasion d’inaugurer des pratiques de qualité pour sensibiliser à l’émotion des pièces ou oeuvres matérielles –au-delà du virtuel et de tous les modes de diffusion. Apprendre à aimer le BEAU et le PRECIEUX dans une vision directe et faire d’une contrainte l’occasion d’une compréhension de la magie du musée et de son utilité citoyenne comme lieu-repères.

ALORS, LAISSEZ-NOUS OUVRIR ET HANTER NOS EXPOSITIONS FANTOMES !

(faites circuler ce message)
[en complément, un dessin de Nikita Mandryka dans les collections de Nuage Vert – musée mobile Vallée de la Dordogne / nuage-vert.com]

DES EXPOSITIONS FANTOMES / GHOST EXHIBITIONS

 

LA RESISTANCE CULTURELLE EST PLUS QUE JAMAIS NECESSAIRE !

 

Nous sommes confits donc. L’heure est propice à l’introspection (pour les pressés : en fin de texte, vous avez les infos pratiques).

Pendant longtemps, je me suis intéressé à la science-fiction comme à un art du kitsch, avec distance. Mon rationalisme provoquait un peu d’ironie par rapport à ces projections fantasmées : je trouvais cela très peu scientifique, drôle et pas spécialement onirique. Seul Philip K Dick avec sa paranoïa grandiose passant d’un univers à un autre me fascinait : oui, le réel n’est que notre perception et notre acceptation de ce que nous jugeons comme étant réel. La démarche scientifique –qui reste le seul lien entre des humains si écartelés dans leurs convictions– s’accompagne ainsi d’un caractère évolutif et critique.

Alors, pour la première fois aujourd’hui, je suis entré dans la science-fiction. Au cours de ma vie, je suis allé sur tous les continents, ai vécu des situations pouvant relever du romanesque, ai vu ce que la guerre pouvait être ou les régimes autoritaires. L’ordre sanitaire en marche est d’une autre nature. NOUS SOMMES ENTRES DANS LA SCIENCE-FICTION. Nous vivons l’inédit : ce que j’ai appelé les « sociétés du contrôle » et le « grand hôpital planétaire ». Et cela s’est fait aussi vite que la déclaration de guerre en 1914 : un enchaînement incontrôlé qui fait basculer dans un nouvel état –qu’on l’approuve ou le désapprouve.

Dans cette situation, Nuage Vert – musée mobile Vallée de la Dordogne a appelé dès mars 2020 lors du premier confinement en France à la Résistance culturelle, faisant immédiatement des vidéos en ligne sur l’expo « Boris Vian, de la ‘Pataphysique à la science-fiction » et sur l’histoire de l’écologie. Dès le déconfinement, le 16 mai s’ouvrait « MONTRER L’INVISIBLE. Ca ressemble à quoi un virus ? » avec édition d’un livre, manière d’apporter des pièces précieuses visuelles sur les virus et des réflexions de fond. Aujourd’hui, nous lançons une exposition et un livre sur un sujet tabou, la mort : « PORCELAINES DE LA MORT. Dans les cimetières du Limousin à la Chine par André Chabot ». Un livre (disponible par carte bancaire sur lulu.com) l’accompagne, célébrant l’œuvre d’une vie, celle d’André Chabot dans les cimetières de la planète, et offrant des textes inédits de lui, de l’écrivain belge André Stas et de Marc-Olivier Gonseth, qui dirigea l’innovant musée d’ethnographie de Neuchâtel.

Cette résistance doit en effet se poursuivre. Peut-être les « petites » institutions peuvent y trouver souplesse, rapidité, originalité. Dans notre monde de l’ubiquité locale-globale où nous vivons ici avec les visions incessantes de l’ailleurs sur écran interposé, faire une exposition est devenu un prétexte à visites virtuelles, à vidéos diverses, à jeux, produits dérivés et aussi toujours à livres. Le musée se confond par endroit avec des lieux de spectacles comme ces projections spectaculaires où l’art devient juste prétexte à « show ».

Mais, pour les institutions traditionnelles, comme les fermetures frappent, rôdent et rôderont, la « vraie » visite risque aussi de devenir superfétatoire et les lieux des prétextes à produits diffusés : pas de local en présentiel et pas de vision directe. C’est alors probablement le moment de défendre l’importance des collections, des pièces réelles, leur pouvoir d’évocation, soit en expliquant à distance, soit avec des visites sur rendez-vous pour peu de personnes. Des pratiques qualitatives feront ainsi  comprendre l’émotion particulière du contact avec l’oeuvre ou l’objet unique. Même des multiples (photos, affiches…) deviennent d’ailleurs uniques dans leur matérialité et peuvent créer la fascination. C’est là où la fonction du musée –celle de montrer de « vraies » pièces rares– va reprendre tout son prix, quand tout bascule dans le virtuel.

Continuons donc à organiser des expositions fantômes comme actes de résistance et manière de promouvoir le rare, le précieux, qui n’est pas juste la Joconde mais peut être un tissu du quotidien qui a une histoire. LES OBJETS PARLENT. Des reliques ? En tout cas des traces physiques qui signifient. Et les musées ne sont plus juste des coffres-forts à patrimoine, ils sont des médias (les « musédias ») qui nous donnent des outils pour comprendre le monde, avoir des repères, et construire sa joie de trouver « beau » telle ou telle chose, pas juste sur écran en zapping, dans sa MATERIALITE. Belle perspective à la fois civique et marque d’une place singulière dans les industries du divertissement.

 

L’heure est aux expos fantômes ? Ouvrons-les, persévérons, et saisissons qu’elles peuvent être le moyen de comprendre le précieux.

 

ALORS LES INFOS PRATIQUES (imposées par les circonstances) :

 

  • Samedi 31 octobre à 11h, pas d’ouverture publique de l’exposition « PORCELAINES DE LA MORT. Dans les cimetières du Limousin à la Chine par André Chabot». Vidéos à venir et le livre est achetable par carte bancaire (livré chez vous) sur lulu.com. Ouverture le 5 décembre 14h

 

  • 7-8 novembre, suppression des animations avec les Croqueurs de pommes. Exposition «AU SECOURS ! Pommes et autres fruits oubliés» visible à nouveau à partir du 1er décembre. Vidéos à venir.

 

  • Samedi 21 novembre, suppression de la journée du cycle sur la « déformation médiatique » avec Pauline Vergne le matin et Michel Pierre l’après-midi sur l’affaire Seznec. Reporté si possible

 

  • Si le déconfinement a bien lieu le 1er décembre, nous reprenons nos activités publiques en présence physique le samedi 5 décembre après-midi avec les croqueurs et croqueuses de pommes et vous découvrirez l’exposition Chabot

 

LA RESISTANCE CULTURELLE EST PLUS QUE JAMAIS NECESSAIRE

car c’est cela qui fait lien dans nos sociétés tellement fracturées qu’une épidémie vient atomiser

 

 

Laurent Gervereau

LA VIE DES MORTS

Le 2 novembre, comme chaque année, a lieu dans notre pays la fête des morts. Un jour pour se souvenir. Mais dans les périodes difficiles que nous vivons, souvent les morts nous accompagnent tous les jours, tout le temps et nous leur parlons. Ou nous occultons la mort en pensant y échapper.
 
Voilà ce que vient rappeler l’oeuvre considérable d’André Chabot. Depuis le début des années 1970, il a consacré tout son travail artistique à la célébration des lieux de vie des morts : les cimetières, c’est-à-dire la construction de traces pour les vivants. A travers des installations artistiques et des centaines de milliers de photographies, André Chabot a ainsi parcouru tous les continents avec Anne, son épouse. Il est venu par deux fois en Xaintrie et a offert une oeuvre pérenne à Reygades.
 
Nuage Vert à Argentat-sur-Dordogne lui rend hommage en sa présence le samedi 31 octobre à 11h avec l’exposition PORCELAINES DE LA MORT dans les cimetières du Limousin à la Chine. Un livre reproduit toutes les vues et bénéficie de textes inédits de l’écrivain belge André Stas, d’André Chabot lui-même et de Marc-Olivier Gonseth qui dirigea le très innovant musée d’ethnographie de Neuchâtel (achetable par carte bancaire sur lulu.com).
 
Partant de cette tradition limousine des représentations en porcelaines, Chabot nous montre la variété des déclinaisons du support. Ces photos sont émouvantes car chacune raconte une histoire. Elles sont aussi étonnantes et drôles pour certaines.
 
Jusqu’au 12 décembre, tous renseignements : contact@nuage-vert.com, 0612296097

DES FEMMES D’EXCEPTION ENTRE CORREZE ET NOUVELLE AQUITAINE

Dans nos temps troublés, voici un événement qui fait plaisir. Après l’exposition, la sortie d’une livre sur quatre femmes d’exception ayant un rapport fort avec un territoire et une relation particulière à la nature : SAND, COLETTE, BAKER ET BEAUVOIR entre Corrèze, Limousin et vallée de la Dordogne . La grande historienne Michelle Perrot a bien voulu écrire un texte inédit, ainsi qu’Olivier Dard (professeur à la Sorbonne) et François Soustre (historien corrézien). De très nombreuses images inconnues venant des collections de Nuage Vert – musée mobile vallée de la Dordogne enrichissent cet ouvrage.
 
Voilà ainsi l’occasion de découvrir des aspects nouveaux de l’histoire de ces femmes en Nouvelle Aquitaine –avec même des anecdotes surprenantes comme cette lettre où Joséphine Baker, partant des Milandes, décline la proposition du château de Bity que Jacques Chirac va acquérir quelques mois après.
 
Au temps où beaucoup se plaignent d’un manque de modèles féminins, ces personnalités fortes aux parcours singuliers méritent vraiment une attention plus grande. De plus, elles sont toutes quatre très pénétrées d’un rapport puissant aux paysages, à la flore et à la faune du territoire, pré-écologistes à leur manière.
 
 
Dans ces bonnes nouvelles dont nous avons besoin, une autre nous réjouit. En effet, l’exposition Marinette Cueco réalisée à Nuage Vert et à la Médiathèque Xaintrie-Val’Dordogne a attiré entre 1000 et 2000 personnes sur 4 mois à Argentat-sur-Dordogne, malgré les conditions liées au virus. La qualité d’attention des visiteuses et visiteurs, leur besoin de parler et d’échanger sur leur émotion à l’issue de la visite, ont frappé.
 
Marinette Cueco, native d’Argentat-sur-Dordogne, a décidé à l’issue de la manifestation d’offrir à Nuage Vert trois herbiers géants, dont deux issus de la maison des Cueco au Pouget à Vigeois près d’Uzerche en Corrèze, l’autre étant collecté sur les traces de Jean-Jacques Rousseau à Ermenonville. Ce don est très important car elle travaille depuis les années 1970 sur le végétal de façon pionnière. C’est ainsi emblématique de la mission originale que s’est assignée Nuage Vert défendant la biodiversité et voulant lier nature et culture. Elle conforte les exceptionnelles collections (nuage-vert.com) rassemblées, des insectes de Gérard Lesbordes, aux dessins de Dobritz et Nouailhat ou aux peintures grand format d’Erro et Villeglé.
 
Merci à toutes pour ces contributions stimulantes, ouvrant des perspectives pour construire une autre manière de vivre dans et avec notre environnement.

 

AU SECOURS ! POMMES ET AUTRES FRUITS OUBLIES

Nuage vert – musée mobile Vallée de la Dordogne propose, en partenariat avec les Croqueurs de pommes de la Corrèze et la FAL19, une exposition et des événements dans les murs et hors les murs. Tout est gratuit.
Les pommes oubliées ? Pas vraiment car c’est un fruit très apprécié, mais beaucoup d’espèces sont à sauvegarder. Les croqueurs avec Franck Charpentier vous feront d’ailleurs déguster pas moins de 45 espèces le samedi 3 octobre à 11h à Nuage Vert (jardin public d’Argentat-sur-Dordogne). Mais vous verrez beaucoup d’autres choses nous explique Alexandra Duchêne, qui a coordonné cette manifestation. Aussi bien les pommes dans la culture populaire (d’Adam et Eve à Guillaume Tell, des Beatles au Mac d’Apple, de Maurice Chevalier à l’artiste Pomme…) que l’histoire des pommes depuis les plus anciennes espèces au Kazakhstan jusqu’à ces 6000 espèces mondiales dont le Limousin est une terre d’élection (Jacques Chirac avait même pris la pomme comme emblème pour la présidentielle de 1995).
L’exposition parle bien sûr de préservation, en mettant en lumière le travail de celles et ceux qui œuvrent pour l’identification et la sauvegarde d’anciennes variétés fruitières et enseignent les techniques de greffage. Elle montre des oeuvres d’artistes avec des photos de Denis Lebioda, Pascal Widemann, Gérard Lesbordes, sculptures de Julien Vantal ou Jean-Claude Biraben, affiches de Claude Baillargeon, maquette des hortillonnages par Jacques Hennequin, vues des peintures de Speedy Graphito…
Et puis la vigne revient en Corrèze avec le réchauffement climatique et l’expo montre les surfaces qu’elle couvrait au XIXe siècle, tandis que le 3 octobre à 15h à Saint-Chamant au lieu-dit Puy-Cheval, Jean-Louis Vieillemaringe fera visiter le vignoble de 25 ares présentant la composition de la vigne corrézienne de 1880 à nos jours. Poires ou châtaignes ont aussi leur place dans l’expo. C’est ainsi toute l’évolution des paysages que nous comprenons. C’est aussi notre gastronomie. La manifestation est ludique. Elle touchera les jeunes : déjà des visites scolaires sont organisées la semaine du 5 octobre avec Séverine Révollet de la FAL19 afin d’initier les enfants à préservation de la biodiversité : ma pomme, c’est moi ?
Inauguration 3 octobre 11h, visible tous les jours jusqu’au 12 décembre sur rendez-vous en téléphonant au 06.12.29.60.97. Deux visites guidées sont prévues les samedis 7 novembre et 5 décembre à 15h. Enfin, dimanche 8 novembre, nous vous attendons nombreux au verger des Croqueurs de pommes de Saint-Clément à 11h et 15h.

UN GRAND MONSIEUR VIENT A ARGENTAT !

 
Que vous aimiez le rugby ou non, samedi prochain 26 septembre Pierre Villepreux vient à Argentat-sur-Dordogne et c’est une grande chance car voici quelqu’un qui a eu une carrière exemplaire et brillante (considéré comme le meilleur arrière du monde) mais est aussi un théoricien du jeu, apôtre du rugby de mouvement. Né à Pompadour, il joue à Brive avant d’aller à Toulouse et de mener une carrière internationale. Professeur des universités, il est un chroniqueur vif disséquant le jeu. Notons qu’il a conservé ses attaches corréziennes en organisant chaque été des stages pour les jeunes à Lubersac.
 
Alors, il y aura samedi deux moments forts : 11h à Nuage Vert dans le jardin public un échange avec le public sur « Un rugby des campagnes oublié ? » ; 14h30, entrainement public : ateliers et tournoi au toucher avec Pierre Villepreux pour filles et garçons de 6 à 14 ans au stade du Collège Simone Veil. C’est gratuit et tout le monde peut y assister !
 
La manifestation rassemble autour de Nuage Vert, qui en a eu l’initiative, SPAUR, US Argentat, Les Comètes, la section rugby du Collège Simone Veil et les Gabarians.
 
Ne manquez ce moment privilégié !
 
(l’image choisie pour l’affiche fait partie des collections de Nuage Vert : c’est un dessin original de l’Argentin Ricardo Mosner)

DES ROUES A ARGENTAT

Construction du vélo en bambou corrézien par Dean Philippe Guigo
Prenant comme prétexte le passage du Tour de France cycliste en Corrèze le jeudi 10 septembre, Nuage Vert – musée mobile Vallée de la Dordogne organise deux événements cyclistes (dans le jardin public d’Argentat-sur-Dordogne de 10h à 18h, gratuit). Ils visent d’abord à une action concrète pour favoriser les déplacements non polluants avec un véhicule de conception et réalisation locales. Par ailleurs, une action artistique exceptionnelle célèbre à la fois le vélo et un moment crucial dans l’histoire de l’art au XXe siècle.
 
D’abord, Dean Philippe Guigo montre pour la première fois en partenariat avec Nuage Vert le vélo « Le Corrézien », vélo électrique en bambou local. Dean sera présent toute la journée pour l’expliquer et une inauguration aura lieu en présence du maire d’Argentat, Sébastien Duchamp, à 16h30, avec coupure de ruban et dévoilement du prototype.
 
Par ailleurs, Jean-François Beaud (créateur de ruches écologiques) a reconstitué pour Nuage Vert la Roue de bicyclette de Marcel Duchamp (événement public à 15h). En 1913, Marcel Duchamp crée en effet cette oeuvre en plaçant une roue de bicyclette mobile sur un tabouret. C’est le premier de ce qu’il appellera plus tard des « ready-made » (« c’est prêt, c’est fait »), c’est-à-dire le choix de présenter des objets industriels comme oeuvre d’art, suivant l’idée que c’est le spectateur qui fait l’oeuvre par le regard qu’il lui porte. Tout le XXe siècle sera ébranlé par cette idée et cette roue disparue aura une dimension métaphysique comme celle du rouet réhabilité par Gandhi.
 
Bref, reconstituée magnifiquement par Jean-François Beaud et expliquée par Laurent Gervereau (Président de l’Institut des Images), voilà une autre façon de célébrer la bécane de nos plaines et montagnes.
Reconstitution de la Roue de bicyclette de Marcel Duchamp de 1913, aujourd’hui disparue, par Jean-François Beaud

EN DIRECT AVEC VOUS : des extraits de Marc DUFUMIER (« DE LA TERRE A L’ASSIETTE »)

 

sur notre rubrique « Ca bouge / vidéos » :

TERRIST NOW ! / Le 18 juillet 2020, à Argentat-sur-Dordogne, au cours des Rencontres-Promenades « Escapades légères », un échange (qui se prolongera) au SILO avec MARC DUFUMIER à 9h autour DE LA TERRE A L’ASSIETTE. Enfin, dans cette période étrange, du réel unique en direct ! Précieux !

les liens :

https://www.youtube.com/watch?v=aCuVLGv0OhE&t=107s (partie 1 – Introduction)

https://www.youtube.com/watch?v=t4qJWhggaq0 (partie 2 – Extraits de la conférence)

https://www.youtube.com/watch?v=Hw4SOtVhwrc (partie 3 – échanges avec le public)