LES NUAGES DE SERGE KANTOROWICZ

Serge Kantorowicz naît en 1942 et ses deux parents sont déportés à Auschwitz-Birkenau. Il est élevé par sa grand-mère. Il entre aux Beaux-Arts de Bruxelles en 1962 et côtoie ensuite Sam Szafran (son cousin), mais aussi Riopelle, Joan Mitchell, Henri Michaux, Miro, Calder, Giacometti, Vasarely… Et bien d’autres comme Roland Topor avec toute cette bande du cinéma Accatone.
C’est un peintre très important qui expérimente, fonctionne par séries, évoque Kubin ou Bacon ou Redon ou Munch, côtoie Balzac ou Kafka. C’est Serge, quelqu’un d’exceptionnel à l’oeil subtil, quelqu’un de libre avec l’humour des sans espoirs qui s’accrochent à la vie.
Le 24 septembre 2021, dans son atelier à Paris, il a créé depuis des mois et donné à Nuage Vert des petites peintures de nuages. Un ensemble d’une grande poésie pour faire une installation flottant à travers une pièce entière.
Merci merci pour tant de générosité, merci pour cet acte poétique. Nous réaliserons un livre avec différentes contributions écrites sur son oeuvre comme sur les questions climatiques dont Jean Jouzel vient de nous parler.
Oui, disons-le dans ces temps d’aigreurs, Serge est une personne exceptionnelle, un individu rayonnant, un artiste toujours angoissé et toujours curieux et toujours à l’expérimentation.
Dans son atelier, il y avait d’extraordinaires animaux inspirés de Grandville, dont quelques volatiles acérés. Aujourd’hui, Nuage Vert rêve à travers les nuages de Serge.